Le manifeste pour le progrès social de Marc Fleurbaey

Le travail autour du « manifeste du progrès social », résultat d’un réel travail collectif, a regroupé près de 300 chercheurs de toutes disciplines des sciences humaines et sociales, 4 fondations européennes: FMSH (France), RJ (Suède), Gulbenkian (Portugal), FES (Allemagne), et plus de 30 institutions académiques partenaires internationales. Cette étude autour du progrès social relève d’abord d’une indépendance scientifique, d’une analyse pluridisciplinaire et multiculturelle pour identifier les points d’accord et de désaccord, et d’un apport clé des contributions  extérieures et retours d’expérience des acteurs.

Marc Fleurbaey propose ici, « une vision fondée sur une nouvelle manière de penser et de réformer nos principaux piliers institutionnels : marchés, entreprises, politiques de protection sociale et mécanismes de délibération démocratique ». Le progrès social est plus que jamais une nécessité urgente impliquant une évolution d’un modèle centré sur la croissance économique vers une production collective de Prospérité Inclusive et Durable !

Le manifeste ne traite pas uniquement du social au sens « catégories sociales et inégalités », il embrasse également transition écologique et démocratie. Il s’intéresse globalement aux ressorts humains, comportementaux et sociétaux du progrès social, et constitue un appui au « réenchantement du discours collectif ».

Ce que l’on retient

  • L’État-providence social-démocrate, en place depuis l’après-guerre, doit être reconsidéré. S’il est indéniable qu’il a permis de satisfaire aux normes de justice et d’inclusion sociales, ses modalités trop centralisées ne conviennent plus. Le rapport explore de multiples idées de réformes et d’actions possibles autour de trois principes : équité, durabilité, liberté.

 

  • Il est possible d’éradiquer la pauvreté tout en préservant l’environnement et en assurant la démocratisation des décisions économiques et politiques. Les auteurs proposent entre autres de faire progresser la condition humaine en améliorant les institutions dans le sens d’une plus grande participation, afin de donner la possibilité aux gens d’être acteurs de leur vie et de participer aux décisions qui les concernent. En ce sens, favoriser la prédistribution par des mesures inclusives favorables à l’accès au travail pour rendre moins nécessaire la redistribution par l’État.

 

  • La société civile, les citoyens et les communautés sur les réseaux sociaux, les ONG et les entreprises, qui sur le long terme, produisent le changement et moins les politiciens dont l’horizon est court et les contraintes très fortes. Cette dernière doit s’organiser au niveau international, là où les grandes entreprises transnationales et les États eux-mêmes agissent.

 

  • Le manifeste encourage notamment les entreprises à mission et les investisseurs, pouvant contribuer à promouvoir des modèles d’entreprises portant le progrès social.

 

Pour en savoir plus, c’est par ici !


Laisser un commentaire

Articles similaires
Abonnez-vous à notre newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter