Comment mettre le numérique au service de l’humain ?

Alors que le numérique s’installe dans nos vies depuis plusieurs décennies, la tendance générale est de le décrire comme une révolution entièrement nouvelle, qui nous prend par surprise et dont nous tentons avec peine de décrire les «impacts». Une telle lecture condamne la plupart d’entre nous à la fascination, à l’angoisse et à la sidération. Les prophètes d’un nouveau monde, techno-enthousiastes ou techno-sceptiques, se caractérisent souvent par leurs certitudes, le déterminisme qui les sous-tend, le fatalisme qui en résulte. On peut avoir le sentiment que tout cela nous échappe, que les promesses relèvent de la magie, que les menaces relèvent de la fatalité.

N’oublions pas que le numérique est notre production, il est le fruit de notre histoire et de nos intentions. Le numérique a ses concepteurs, nombreux – ingénieurs, designers, entrepreneurs, et ses usagers que nous sommes. Il s’insère dans nos usages du monde, de la ville, du travail, de la famille, des réalités bien humaines. Un monde «plus numérique», cela n’a pas de sens, cela ne répond à aucun des enjeux de notre humanité qui cherche difficilement à vivre ensemble et de notre planète dont les ressources s’épuisent.

Quand nous avons peur de l’intelligence artificielle ou de l’impact des robots sur l’emploi, les intentions humaines laissent la place à un fatalisme technicien, au lieu que la puissance de ces outils se mette au service de nos grands défis. En réalité, à chaque fois que nous envisageons le numérique en substitution de l’humain, nous le mettons dans son rôle le plus destructeur. Quant au contraire nous le pensons en articulation avec nous et sous notre contrôle, quand nous prenons garde à limiter notre dépendance, il peut montrer son utilité.

Cet article est tiré du Figaro. Pour le lire dans son intégralité, cliquez ici.



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