Bois : exploiter les forêts oui, mais en préservant la biodiversité

La préservation des forêts

La forêt française correspond à 17 millions d’hectares soit 1/3 de notre territoire. Nos forêts captent également chaque année environ 22 % des émissions nationales de CO2, principal gaz à effet de serre et responsable majeur du réchauffement climatique. Si nous souhaitons continuer à utiliser le bois comme énergie ou matériau il s’agit pour demain de permettre à nos forêts de préserver leur biodiversité et leur richesse. La France a un beau potentiel en terme d’utilisation de bois dans la vie quotidienne qui permet donc contribuer à l’atténuation du changement climatique. La filière préservation des forêts connait les solutions pour maintenir nos forêts à leur rôle de départ : « ces forêts doivent provenir de forêts gérées durablement, c’est-à-dire garantissant la pérennisation du puits de carbone forestier (stockage dans les troncs, les sols, etc), et la mise en œuvre et l’utilisation de ces bois doivent participer à la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre (utilisation de bois locaux, transformation et consommation en circuit court, recyclage, etc…). » (source : Plantons Pour L’avenir). Il s’agit donc que 100% de nos forêts soit en possession d’un certification de gestion durable (PEFC et/ou FSC). 

L’utilisation du bois comme énergie de chauffage

La filière bois-énergie permet au bois d’alimenter de grandes usines comme le chauffage d’un particulier, soit pour une valorisation seulement en électricité ou par la combinaison des 2 : la cogénération. Le bois comme énergie de chauffage a une forte efficacité énergétique. Il est donc important de mener pour nos forêts des politiques forestière, industrielle et énergétique pour répondre à la demande tout en conservant la biodiversité de nos forêts. Selon un rapport de l’UICN Comité Français « L’AMI « Dynamic bois » de l’ADEME exige un diagnostic sylvicole dans le cadre de la conversion et transformation des taillis et taillis sous futaie en futaie. »[…] Les espèces de faune, de flore et de champignons spécifiques des taillis vieillissants sont fortement susceptibles d’être impactés par un passage en futaie. A l’échelle du territoire, une analyse paysagère fine devrait permettre le maintien de certains taillis pour préserver les espèces inféodées à ces milieux ainsi que leur déplacement. »



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